Depuis au moins mon adolescence, j’étais profondément malheureux. Je me suis habitué à mener une existence hantée par des pensées négatives, décourageantes, amères envers moi et ceux qui m’entouraient.

Je pratique le bouddhisme depuis plus de quinze ans, ce qui me donnait une arme très optimiste pour combattre mes « démons » intérieurs. Mais, L’anxiété et l’auto-destruction qui me rongeaient, dues probablement à un manque d’affection dans ma première enfance (et la dépression chronique de ma mère), opéraient à un niveau plus profond que ma foi. Ce n’était qu’après la naissance de mon fils que mes problèmes émotionnels sont devenus insupportables pour moi. Finalement, j’ai commencé à prier (en récitant la phrase du bouddhisme (nam-myoho-renge-kyo) avec tout mon cœur pour trouver de l’aide et me guérir.

J’étais très chanceux de rencontrer la thérapeute Maria Dudek, qui mettait l’emphase sur comment les pensées influencent les émotions, une idée avec laquelle j’étais très d’accord. Au début, je suis allé la rencontrer une fois par semaine. Même si elle est catholique, elle m’avait beaucoup encouragé à me servir de ma foi du bouddhisme comme une source d’inspiration pour transformer mes souffrances. Elle voit la spiritualité en soi comme la meilleure arme contre les pensées négatives. En même temps, elle me donnait chaque semaine des « travaux » à faire, pour contrer mes pensées malsaines avec des arguments positifs. En plus, comme je suis artiste, elle m’encourageait à me servir de ma créativité pour exprimer et comprendre mon passé, mes émotions, etc.

J’avais tellement hâte de surmonter mon anxiété profonde que je priais, lisais, dessinais, parlais avec mes bons amis chaque semaine pour résoudre plus rapidement les points importants que Maria soulignait dans la thérapie. D’abord, c’était plutôt elle qui a vu un changement en moi. À la première rencontre, j’étais blême, faible et découragé, sans aucune estime de moi-même, presque sans une idée précise de qui j’étais, capable non seulement de comprendre et d’exprimer des souffrances reliées à mon passé, mais aussi, de pardonner mes parents pour leur manque de compréhension de mes besoins lorsque j’étais très jeune….. Je ressentais plus d’énergie et j’envisageais des projets concrets dans l’Avenir. C’est à ce moment que nous avons pris la décision de terminer mes visites régulières et de continuer seulement en cas de besoin.
— "Brenda"